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Comment enseigner le consentement dès le plus jeune âge : Qu'est-ce que vous venez de dire à ma fille ?

Credit: Simon Rae

C'était juste une autre soirée. J'ai récupéré ma fille à son cours de peinture, et nous nous sommes arrêtées à l'épicerie juste à côté pour acheter des bonbons. Notre rituel du mardi soir. C était joyeuse et pleine d’enthousiasme en me racontant ce qu'elle avait peint pendant son cours.

Elle est entrée dans le magasin, a choisi ses bonbons comme d'habitude et les a fièrement apportés à la caisse. L'homme âgé derrière le comptoir lui sourit et lui dit : "Veux-tu ce bonbon ? Tu peux l'avoir gratuitement SI tu me donnes un bisous." Ma fille avait l'air paniquée. Elle ne voulait clairement pas du tout embrasser ce monsieur, mais elle avait très envie de ces bonbons. « Excusez-moi ? Non, ma petite fille ne vous embrassera PAS ! » est la phrase qui aurait immédiatement dû sortir de ma bouche. Mais à la place, j'étais incapable de bouger, comme en état de choc total devant ce qui venait de se dérouler devant mes yeux. Je me sentais tellement dégoutée que je ne pouvais même pas réagir. C était confuse. Elle était certaine de deux choses : elle voulait ces bonbons et elle ne voulait pas embrasser cet homme. On était toutes les deux déconcertées.

Mais j'ai regardé ma fille, et quelque chose s'est réveillé en moi. Elle avait l'air si perdue, elle ne savait pas quoi faire. À ce moment-là, je suis sortie de ma léthargie. Je me suis tournée vers l'homme et lui ai dit fermement : "Merci beaucoup, mais nous allons payer pour les bonbons."

Cela peut sembler anodin. Cela peut sembler pas très grave. On pourrait se dire : "Oh, c'était juste un petit vieux qui essayait d'être gentil." Les bises sont très fréquentes en France. On embrasse les gens sur la joue pour leur dire bonjour. Mais pour moi, dans ce cas précis, le comportement de cet homme a vraiment dépassé les limites. C'était un exemple classique de la façon dont nos filles apprennent et ressentent la pression dès leur plus jeune âge pour concéder ce que les autres veulent qu'elles fassent (souvent ce que les hommes veulent qu'elles fassent), même si elles ne veulent pas vraiment le faire elles-mêmes. En réalité, ce vieil homme lui demandait de faire passer ses envies avant les siennes, et ce n'est jamais la bonne chose à faire !

En rentrant chez nous, j'ai parlé à C de ce qui s’est passé. Je lui ai expliqué que si elle ne voulait pas embrasser quelqu'un ou faire un câlin à quelqu'un ou que quelqu'un la touche, sa réponse devait être "Non", sans hésitation. Personne ne pouvait l'obliger à faire quelque chose avec son corps qu'elle ne voulait pas faire, et s'ils essayaient, alors elle devrait me le dire immédiatement. Dans ce monde de #Metoo, je pense qu'il faut enseigner les règles du consentement le plus tôt possible. Alors non monsieur, ma petite fille ne vous embrassera pas !

 

 

Laura Drewett est la PDG et co-fondatrice de l’entreprise Pourquoi Princesse. Elle est aussi maman d’une petite fille vive et turbulente, et d’un petit garçon calme et câlin. Américaine, elle vit dans le sud de la France avec son mari et ses enfants. 

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